Chaque jour, des millions d’adeptes du yoga s’étirent pour assouplir leurs ischio-jambiers, ouvrir leurs hanches et réduire les tensions dans la nuque et les épaules. Mais ces incroyables bienfaits physiques ne sont qu’une partie du tableau. À mesure que ton corps gagne en souplesse, ton esprit suit le mouvement, ce qui porte ses fruits dans de nombreux domaines de ta vie. Ça peut même t’aider à surmonter les défis d’une relation à long terme. Voici comment :
Comment le yoga soulage le stress
Les étirements de yoga aident à réduire les tensions et à soulager le stress. Tu l’as sûrement déjà vécu toi-même, peut-être même lors de ton tout premier cours de yoga. Tu arrives avec tous les soucis et les préoccupations de ta journée qui pèsent sur tes épaules : problèmes au boulot, relation qui bat de l’aile, angoisses parentales, etc.
Tu étends ton tapis et on t’encourage à te concentrer sur ta respiration, ce qui te ramène dans le moment présent. Tu ne peux pas imaginer que tu seras capable de maintenir cette fragile ancrage dans l’instant présent, mais, comme par miracle, tu y arrives.
Au fur et à mesure que tu reçois les consignes et que tu les traduis en mouvements physiques, tu te rends compte que la concentration que ça demande permet à ton petit cerveau surmené de lâcher prise sur toutes ces inquiétudes qui te pesaient tant il y a quelques instants à peine.
Posture après posture, le processus se répète jusqu’à ce que tu te rendes compte qu’une heure s’est écoulée sans que tu aies eu l’espace mental nécessaire pour ruminer le passé ou l’avenir. Peut-être ont-ils essayé de s’immiscer ici et là, mais l’engagement physique total de la pratique des asanas les a repoussés. Tu sors de là un peu plus léger et plus serein.
Étonnamment, ça continue à se produire chaque fois que tu montes sur ton tapis. C’est cette sensation qui rend tant de gens accros au yoga : ce répit face au stress quotidien remet les choses en perspective et peut, à terme, nous aider à prendre du recul par rapport à nos pensées qui tournent en boucle, même en dehors du tapis.

Le yoga libère les tensions physiques
Pendant que tout ça se passe dans ta tête, les étirements que tu fais agissent aussi pour soulager tes tensions physiques. Ton corps a tendance à accumuler tout ça, souvent de manière très visible au niveau des épaules et de la nuque, mais aussi, plus discrètement, dans tout le corps : les hanches, les jambes, la cage thoracique.
Quand ton corps est tendu, tes muscles se contractent et se recroquevillent. Le simple fait de relâcher tes épaules pour les éloigner de tes oreilles peut être une révélation. Ton corps plus souple et plus détendu te libère d’un cercle vicieux dans lequel ton cerveau stressé crée un corps stressé, et vice versa. Tu brises ce cercle vicieux non pas en contrôlant ton cerveau, mais en contrôlant ton corps.
Corps ouvert, cœur ouvert
En ce qui concerne les effets à long terme, ouvrir ton corps ouvre véritablement ton esprit et ton cœur. Et c’est un élément clé des relations saines. Une certaine souplesse dans ta façon de penser te permet de te libérer du discours « Je suis comme ça, un point c’est tout, et je rejette tout ce qui remet ça en question ». Dans une dispute, ça te permet de voir les deux côtés et d’admettre quand tu t’obstines au lieu de faire des compromis.
Les relations à long terme exigent des concessions mutuelles. Elles évoluent aussi avec le temps. Les deux partenaires doivent suivre ce mouvement pour rester ensemble. Ils doivent reconnaître que les besoins de la cellule familiale (attends un peu qu’on ajoute des enfants à l’équation !) sont parfois différents de ceux de chaque individu.
Ça ne veut pas dire qu’il faille renoncer à ton identité ou renoncer à tes préférences à chaque fois. Les deux personnes doivent être prêtes à se remettre en question pour s’adapter. Un couple, ce n’est pas juste toi et moi qui coexistons côte à côte. C’est voir ce qui se passe quand toi et moi, on crée quelque chose de nouveau ensemble. C’est ça, la flexibilité ultime.
Le yoga nous permet de nous libérer de la rigidité pour élargir notre conception de ce qui est possible. Ce qui ne peut pas changer devient obsolète. Ce qui se transforme nous fait avancer. On apprend à trouver le juste équilibre entre l’inconfort lié à la croissance et la douleur de forcer trop fort, au-delà de la résistance, jusqu’à se faire du mal. Si ce n’est pas ça, s’entraîner à l’amour, on ne sait pas ce que c’est.



